Conservation et récupération de l’argile

Conservation de la terre

L’argile molle garde toute sa plasticité lorsqu’elle est entreposée quelques jours, voire quelques semaines dans des récipients qui ne rouillent pas et ferment avec un couvercle hermétique. La terre enveloppée dans un film de nylon se conserve plusieurs mois, quelques fois plusieurs années, pourvu que l’endroit du stockage ne soit ni chauffé ni ventilé.

Si vous ne pouvez terminer une poterie en cours de façonnage, il convient de l’emballer dans un sac plastique en prenant soin que les parois du sac collent à l’argile. Fermez bien le plastique ( avec un adhésif, un élastique ou une ficelle ).
Il faut tout à la fois éviter l’évaporation d’humidité – éventuellement vaporisez un peu d’eau « en bruine » sur l’objet si vous jugez que celui-ci commence à durcir – et le protéger de toute circulation d’air.

L’œuvre terminée dans sa mise en forme, plus besoin d’un emballage aussi hermétique : recouvrez-la d’un sac en forme de cloche jusqu’à ce qu’elle acquiert la consistance du cuir. La pièce raffermie peut être maniée facilement, sans danger.

SOUS-TITRE Récupération de la terre

Récupération de la terre

Lorsque l’on réemploie une terre déjà travaillée, il arrive qu’elle se fendille et casse quand on la plie. Pour rendre sa plasticité à l’argile : réunissez les déchets de travail, compactez-les et battez le tout dans un linge mouillé. L’argile est ainsi prête pour une utilisation immédiate.
Pour une récupération plus lointaine, enveloppez la motte d’argile d’une serpillière mouillée puis d’un film plastique bien fermé par un adhésif. Abandonnez le paquet pendant 1 ou 2 mois, ou plus, le temps pour la matière un peu dure de s’imprégner d’eau.

Si votre argile a perdu toute souplesse, il faut œuvrer de façon plus radicale : laissez-la sécher complètement au soleil ou sur un radiateur, selon la saison. Ensuite concassez-la au marteau pour obtenir de petits blocs de la taille d’une noisette.
Mettez le tout dans une cuvette, recouvrez d’eau et attendez environ 24 heures le délitement.

Au bout de ce laps de temps, videz l’eau de surface et agitez vigoureusement la barbotine jusqu’à obtenir le moins de grumeaux possible. Avec une louche couchez cette pâte liquide sur une plaque de plâtre, ou sur plusieurs épaisseurs de papier journal poreux. Changez plusieurs fois les journaux si nécessaire. Après 1 ou 2 jours, lorsqu’elle ne colle plus au doigt, ramassez la galette molle et battez-la sérieusement. Mettez-la en pains, coupez en deux pour vérifier l’absence de bulles d’air à l’intérieur de la matière.

SOUS-TITRE NB

Nota Bene

Il est reconnu que la pratique dite du pourrissage augmente la plasticité des argiles, facilite grandement le façonnage manuel ou le tournage ainsi que le séchage. Il évite la tendance fréquente à fendre que présentent des pâtes trop nouvellement préparées. Le pourrissage consiste à conserver les pains humides dans une pièce sombre pendant un temps aussi long que possible en les garantissant contre tout courant d’air (donc, de séchage).
Par ailleurs, il est recommandé d’utiliser une argile toujours bien malaxée, bien battue et homogène. Sinon lors de la construction d’un objet on risque de voir apparaître des déformations ou des fentes. En effet, les parties les plus fermes prennent moins de retrait que celles plus humides.

Ne raconte-t-on pas que les anciens préparaient l’argile d’une génération pour la suivante ?…

SOUS-TITRE L’argile de coulage

L’argile de coulage

L’argile destinée à la réalisation d’une barbotine de coulage est une matière sèche, en poudre. Elle contient le plus souvent un défloculant. Conservez la en sac fermé, loin de toute humidité.

La barbotine liquide se conserve en seau plastique avec un couvercle hermétique.
Posted in Matières premières.